La doctrine sociale de l’Eglise , une belle inconnue !

La Charité est , des trois vertus théologales , la seule qui perdurera durant la Vie Eternelle . Dieu, qui est Amour par nature , comblera de sa tendresse ceux qui seront , à leur mesure , devenus Amour par choix . Et parmi les élus , Il aura accueilli , comme l’ exprime le chapitre 25 de l’ Evangile de St Matthieu , ceux qui auront témoigné de l’amour du prochain , sans connaître le vrai Dieu mais en obéissant à leur conscience . Cela l’ Eglise l’a toujours enseigné à ses fidèles , ainsi qu’à tous ceux qu’ elle évangélisait .

Pendant des siècles , la misère n’ était pas liée à telle ou telle catégorie sociale défavorisée , elle était le fait d’une guerre, de pillages, d’ une sécheresse anormale , d’ un cataclysme naturel , d’ un accident , d’une épidémie , etc . En tant qu’ institution fondée par le Dieu-Amour , l’ Eglise a toujours volé au secours de ces misères de circonstances , en toute occasion . Pour la première fois dans l’ histoire humaine , le 19° siècle a vu , dès le début de la première phase de l’ industrialisation , vers 1820 , une classe sociale entière , celle des ouvriers employés par la grande industrie naissante , victime d’ une paupérisation grandissante , avec toutes les conséquences engendrées , logements insalubres , précocité de la mise au travail , alcoolisme , prostitution , destruction de la famille , chômage , non scolarisation , maladies professionnelles , etc ….Les catholiques ne sont pas restés indifférents et se sont préoccupés de porter secours à toutes les misères .

La création de la conférence de St Vincent de Paul fut loin d’être la seule œuvre caritative de l’époque . Mais les ” catholiques sociaux ” , comme on les appelait , se sont rapidement souciés de prévenir cette paupérisation et ils ont commencé à élaborer une réflexion , puis une stratégie d’ action . Le Pape Léon XIII a d’abord encouragé les artisans de cette pensée sociale chrétienne , avant de publier en 1891 une première Encyclique ” sociale ” , donnant le coup d’ envoi de ce qui est devenu la ” Doctrine Sociale de l’ Eglise ” .

C’ est le ” volet social ” de la Vertu de Charité et le Catéchisme de l’ Eglise Catholique ( 1992 ) affirme clairement que les fidèles doivent la connaître et l’ appliquer dans toutes les circonstances qui l’ exigent . C’ est loin d’ être le cas , ce qui est scandaleux , d’ autant que des incroyants et des fidèles d’ autres religions la connaissent et l’ admirent ! J’ ai fait toute ma scolarité dans l’ enseignement catholique , sans en avoir seulement entendu parler . Par grâce , mon père était grand admirateur de l’ enseignement des Papes et lisait leurs Encycliques.  C’ est lui qui m’ a signalé l’existence de ladite Doctrine et , tout de suite après mon entrée dans l’ entreprise , je me suis dit qu’ il était nécessaire de ne pas mourir ignorant ! Il y avait à l’ époque un petit ” Que sais-je ” , très bien fait qui m’ a donné la liste des Encycliques sociales existantes , jusqu’à Pie XII . Après quoi j’ ai lu , une après l’ autre , celles de Jean XXIII , de Paul VI , de Jean Paul II , de Benoit XVI et finalement de François .

 

Mon propos est très simple : il me semble qu’il ne serait pas compliqué de faire connaître l’ existence de cette doctrine aux élèves de Terminale . Il suffirait d’ une causerie de vulgarisation , suivie de la distribution d’ un aide mémoire , pour faire comprendre que les entreprises , qui s’ en inspirent pour se doter d’ une politique sociale et humaine et pour la mettre en œuvre , bénéficient d’ un climat plus convivial , connaissent beaucoup moins de conflits et ont un personnel souvent plus participatif , créatif et efficace . Je pense que le personnel enseignant gagnerait également à s’ intéresser à ladite doctrine et en tirerait profit dans son métier . En outre , il n’y a pas besoin d’ avoir la Foi pour l’ appliquer avec fruit , puisqu’elle se fonde sur l’ ordre naturel et qu’une raison saine en perçoit rapidement la pertinence .

J’ ai connu et accompagné des chefs d’ entreprise agnostiques , qui se félicitaient d’ y avoir été initiés et d’ avoir pu la mettre en œuvre avec fruit . J’ ai eu l’ occasion , quand j’étais laïc , d’ en parler lors d’ un colloque auquel participait un Cardinal européen et d’ ajouter que le personnel de l’ Eglise serait bien inspiré de se l’ appliquer à lui-même ! Le cardinal en question , qui ne manquait pas d’ humour , a chaudement approuvé cette remarque un peu caustique ! En tout cas , pour nos élèves de Terminale , ce serait une ouverture de leur intelligence à une question , qui se pose dans le monde du travail , et pas seulement dans les grandes entreprises . Et ce pourrait être pour ” Parents pour l’ école ” une initiative originale pour se faire connaître .

Père Yannick Bonnet. Conseiller spirituel de Parents Pour L’Ecole

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Quarante années de pédagogisme et cinq ans de Présidence auront suffi à mettre à bas l’école française. Les élèves s’y ennuient, les parents s’en méfient et les professeurs la fuient. L’institution, qui n’assure plus sa mission enseignante, est en état d’agonie. Conséquence de cette déroute, l’instance scolaire n’assure plus le lien qui unit culture, familles, État et nation. Comment redresser alors cette structure qui fit l’envie du monde entier ? Comment rendre à la France son école ?

D’un point de vue politique, la première des mesures est de restaurer la souveraineté du pays dans les affaires scolaires : dessaisi par Bruxelles autant que par la toute puissance de l’arbitraire ministériel, le peuple français n’a plus la main sur les décisions scolaires. Une fois cela fait, il convient de rappeler la responsabilité des parents : comme l’atteste le droit civil, ce sont eux qui sont responsables de leurs enfants, ce sont eux qui choisissent le genre d’éducation qui convient à ces derniers. Conséquence de cette autorité, l’école a le devoir de respecter la liberté des acteurs éducatifs : les parents peuvent décider de l’institution à laquelle ils confient leurs enfants, les chefs d’établissement peuvent organiser le temps scolaire, les enseignants peuvent trouver par eux-mêmes les moyens qui conviennent à la transmission des connaissances. Cette liberté acquise est conditionnée par la priorité accordée à la réussite scolaire : les parents éduquent, l’école instruit, celle-ci s’occupe de transmettre des savoirs, ceux-ci ont la charge des principes.

Pour parvenir à ce dessein, l’école de France doit se recentrer sur cinq missions, qui se complètent et se déduisent :

  • L’école apprend à lire : décidant de tout, cet objectif est à acquérir au plus vite et selon des méthodes éprouvées, pour être poursuivi tout au long de la croissance de l’élève.

  • L’école apprend à écrire : parallèle à la première, cette exigence est une urgence, qui décide de l’avenir de l’enfant. Elle est à cultiver quotidiennement, dans la patience d’un effort toujours recommencé.

  • L’école apprend à compter : parce que le monde est nombre, parce que le chiffre exprime un agencement, la maîtrise de la numération et du calcul permet d’entrer dans l’intelligibilité des choses.

  • L’école aide à comprendre : lire, écrire, compter sont des langages qui n’ont de sens que s’ils permettent de donner du sens. Les signes et les vérités qu’ils touchent constituent une culture, qui est le fondement sur lequel s’appuiera l’enfant durant toute sa vie.

  • L’école autorise à croire : toute culture est une richesse qui fait signe vers autre chose qu’elle-même. Idéal qui la dépasse, cet ensemble de valeurs, qui provient des savoirs qui l’édifient, est à mettre à l’honneur par l’école.

Lire, écrire, compter, comprendre et croire sont des missions dont les vertus sont hautement civiques. Les élèves d’aujourd’hui étant les citoyens de demain, notre République a plus que jamais besoin d’électeurs et d’élus instruits. La qualité de notre école illustre le prix que nous accordons à l’avenir de notre pays. La grandeur d’une nation se mesure à l’exigence de son éducation. Étant donnés les tourments que nous vivons autant que ceux qui se préparent, la Présidence qui s’annonce devra être celle de l’école.

Olivier Gosset, parent d’élèves et enseignant, « Parents pour l’École »

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